Dans les coulisses du Festival de Cannes
À voir le 25/05/2014 à 21h30 sur France 5

Loin des strass et des paillettes, Alessandra Sublet va à la rencontre de ceux qui oeuvrent sur la Croisette sans jamais être sous les projecteurs. Un documentaire dans les coulisses du Festival de Cannes qui sera diffusé au soir de la clôture de cette 67e édition.

Alessandra Sublet, êtes-vous sensible à la magie du Festival de Cannes?
Non. En fait, ce documentaire est une histoire de défi. Je ne suis pas une habituée du festival, je ne le regarde pas vraiment et je ne suis pas très cinéphile. Pierre-Antoine Capton - coproducteur de ce documentaire - a trouvé que ce serait assez drôle de me voir là-dedans... De mon côté, j'ai envie de comprendre comment ça marche, qui travaille dans l'ombre.

Qui allez-vous suivre?
On a demandé à cinq personnages clés leurs enjeux pour cette manifestation. Notamment Thierry Frémaux (délégué général du festival), le concierge du Majestic ou encore Albane Cleret, qui s'occupe de la plupart des soirées cannoises. Ce sont des destins croisés, entrecoupés d'interviews (Lambert Wilson, Harvey Weinstein, etc.). Ça les fait beaucoup rire car je n'y connais rien! Et quand ils me disent que le film turc dure 3 h 15 et qu'il est de tel réalisateur, je leur dis clairement que ce n'est pas mon problème. (Rires) Ce qui m'intéresse, c'est ce que disent les gens loin des marches du Palais...

Vous allez donc assister au Festival de Cannes sans voir aucun film?
Sincèrement, oui! (Rires) J'ai dit que j'allais essayer de comprendre ce festival donc, quelque part, je ne culpabilise pas. J'ai une culture populaire, j'adore m'intéresser aux choses, j'ai certainement encore beaucoup à apprendre mais je ne m'invente pas un personnage.

Ce documentaire vient clore votre saison télé. Quel bilan en tirez-vous?
C'est une année de transition assez atypique et riche à la fois. J'ai quitté une quotidienne (C à vous) et, en même temps, trouvé une place à Fais-moi une place. J'ai changé de rythme et c'est arrivé au bon moment. Je ne vais pas vous mentir: du temps, ça m'a permis d'être maman, de prendre le recul nécessaire par rapport à ce que j'avais envie de faire à la télé. Je n'ai pas ressenti le manque d'antenne.

Fais-moi une place a démarré avec plus d'un million de téléspectateurs avant d'en perdre la moitié. Déçue?
Oui, on est forcément déçus. Carole Bouquet et Pierre Perret ont bien marché et, avec Arielle Dombasle, on a perdu des téléspectateurs. Pour autant, je ne vais pas m'arrêter d'aller chez des gens auxquels je crois. Je ne veux surtout pas faire cette émission en me disant: est-ce que ça va marcher ou pas? L'avantage, c'est que France 5 est une chaîne qui laisse le temps de s'installer.

Un mot sur votre talk-show prévu à la rentrée prochaine sur France 2...
Déjà, ce n'est pas un talk-show! Je n'ai pas envie qu'on nomme ainsi cette émission car il en existe déjà beaucoup et je ne veux pas vous proposer un truc déjà vu quinze fois... C'est prétentieux de dire ça pour le coup! (Rires)

Vous avez gardé un oeil sur C à vous?
Oui, évidemment, car je suis toujours coproductrice, mais certainement pas pour dire à Anne-Sophie Lapix ce qu'elle doit faire. Ce serait manquer d'humilité. Ce que je trouve génial, c'est de voir cette émission prendre un nouvel élan.

Comment analysez-vous les problèmes rencontrés par France 2 cette année?
France 5 et France 2 m'ont fait confiance, donc je suis solidaire et je le resterai. Vous ne m'entendrez jamais émettre de jugement.

Propos recueillis par Stéphanie Raïo pour TV Mag