Alessandra Sublet : « Je m'attends à des tirs de bazooka »

Un soir à la tour Eiffel. À voir le 01/10/2014 à 22h40  
Chaque semaine, elle va imposer son sourire à la Dame de fer la plus connue au monde : la tour Eiffel. Alessandra Sublet revient avec un magazine surprenant intitulé Un soir à la Tour Eiffel et dédié chaque semaine à un invité prestigieux. Et « C à nous » qu'elle se confie.

Alessandra Sublet, est-ce pour attirer les touristes que vous avez choisi ce titre?

Même si la tour Eiffel nous impose des contraintes techniques énormes, c'est le titre qui illustre le mieux l'endroit exceptionnel où se déroule notre émission. Après avoir invité les personnalités à dîner pendant quatre ans dans C à vous, avec mon coproducteur (Pierre-Antoine Capton), nous nous sommes dit qu'on pourrait leur proposer une soirée... Mais pas n'importe où!

C'est un subtil compromis entre Sacrée soirée et Fréquenstar... 

Ce sont de belles références, mais non. J'ai un invité principal à qui l'on prépare des surprises drôles ou émouvantes et dans lesquelles j'ai le droit de me mouiller. Michel Royer tire son portrait. Et on fait venir des gens, que notre hôte connaît ou pas, mais qui ont tous un lien avec lui. Le premier invité est Kad Merad.

L'émission était prête au printemps. Pourquoi avoir voulu attendre pour la lancer?

D'abord, parce que j'étais enceinte! Et ensuite, parce que nous n'étions pas prêts. Être absente de l'antenne ne me fait pas peur. On a tellement travaillé que si ça ne marche pas, je n'aurais aucun regret.

Comment vivez-vous la pression qui pèse sur les nouvelles émissions?

Bien, car je sais que cela ne changera rien au résultat. La pression, c'était de réussir à créer un nouveau concept. On a une clause d'audience mais la direction de France 2 sait pertinemment qu'aucun talk-show ne s'installe en deux mois. Ceci dit, la magie d'une émission, on la voit venir rapidement...

Est-il vrai que vous convoitiez la case de Frédéric Taddéï?

Je trouve hallucinant que l'on prenne un simple Tweet pour une vérité absolue! Frédéric Taddéï m'a même appelée pour me dire qu'il savait que tout cela n'était que rumeurs malveillantes. C'est dire l'élégance de l'homme!

Tout repose sur vos épaules. Si c'est un échec, il vous sera attribué à 100 %, non?

Seule fille à avoir son émission en seconde partie de soirée, je m'attends à des tirs de bazooka! Et alors? Si cela répond à 100 % de mes envies, pourquoi m'en priver? Ça n'empêchera pas les critiques de certains mais je m'y suis préparée.

France 5 vient de diffuser un numéro de Fais-moi une place. Mais êtes-vous encore une animatrice de cette chaîne?

Plus que jamais! C'est elle qui m'a permis d'exister avec C à vous. Et c'est France Télévisions qui m'a proposé de me dédoubler sur les deux antennes. Nous ferons trois à quatre numéros de Fais-moi une place cette saison.

Chaque dimanche, vous serez aussi sur Europe 1 désormais...

Oui, la station m'a proposé d'avoir un rendez-vous qui s'appelle Petit dimanche entre amis, de 11 à 12 h 30, où je passe en revue l'actualité divertissante. Je suis fière de rejoindre Europe 1, c'est un rêve de gosse!

À 19 heures devant votre télé, avez-vous parfois un petit pincement au coeur quand vous voyez Anne-Sophie Lapix présenter C à vous?

Droit dans les yeux, je vous réponds non ! La dernière année, alors que ma fille venait de naître, je pourrais presque dire que je l'ai faite dans la douleur... Partagée entre mon rôle de mère et celui d'animatrice, j'avais trop de culpabilité.

Dans ce combat de l'access prime time, avez-vous craint pour la survie de C à vous?

Non, car l'émission est menée de main de maître par Anne-Sophie Lapix. Et elle sait que je suis sa première supportrice!

Propos recueillis par Patrice Gascoin pour le Figaro.